Formes Pharmaceutiques Destinées à la Voie Oculaire : Guide Complet de la Pharmacie Galénique
L’œil est l’un des organes les plus complexes à traiter sur le plan pharmacologique. Administrer un médicament efficacement à travers ses barrières anatomiques tout en garantissant stérilité, tolérance et biodisponibilité représente un défi majeur pour le pharmacien galéniste.
Ce guide complet explore toutes les formes pharmaceutiques destinées à la voie oculaire, de la forme la plus courante — le collyre — aux innovations les plus récentes comme les implants intraoculaires biodégradables.
Schéma anatomique de l’œil humain — Source : Wikimedia Commons
I. Introduction : L’Importance de la Voie Oculaire
Un Enjeu de Santé Publique Mondial
Plus de 2,2 milliards de personnes dans le monde souffrent d’un problème de vision ou d’une pathologie oculaire, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), cataracte, infections conjonctivales… les besoins thérapeutiques sont immenses.
Le marché mondial des systèmes d’administration de médicaments ophtalmiques était estimé à 15,76 milliards de dollars en 2024, avec une croissance attendue à plus de 23 milliards de dollars d’ici 2030 (CAGR de 6,6 %). Cette progression reflète l’augmentation des pathologies oculaires et les avancées technologiques dans les systèmes de délivrance.

Les Trois Grandes Voies d’Administration Ophtalmique
Les principes actifs à usage ophtalmique sont administrés selon trois voies principales :
- La voie topique : application directe sur la surface de l’œil (collyres, pommades, inserts)
- La voie systémique : par voie orale ou injectable, avec passage secondaire vers l’œil
- La voie intraoculaire : injection ou implant directement dans l’œil (segment postérieur)
L’objectif est généralement d’obtenir une activité locale tout en minimisant les effets systémiques indésirables.
Applications Cliniques Principales
Les formes ophtalmiques trouvent leur place dans le traitement de nombreuses pathologies :
- Inflammations d’origine allergique ou infectieuse (conjonctivites, uvéites)
- Glaucome (réduction de la pression intraoculaire)
- Examens ophtalmiques (mydriase, anesthésie locale)
- Dégénérescence maculaire liée à l’âge (injections intravitréennes d’anti-VEGF)
- Infections virales, bactériennes ou fongiques de l’œil
II. Définition Officielle des Préparations Ophtalmiques
Selon la Pharmacopée Européenne, les préparations ophtalmiques sont définies comme :
« Des préparations liquides, semi-solides ou solides stériles destinées à être appliquées sur le globe oculaire et/ou les conjonctives, ou à être introduites dans le sac conjonctival. »
La caractéristique fondamentale et non négociable de toutes ces formes est la stérilité absolue. C’est ce qui les distingue fondamentalement de la plupart des autres formes pharmaceutiques.
III. Rappel Anatomo-Physiologique de l’Œil
Les Structures Clés à Connaître
Comprendre la physiologie oculaire est indispensable pour concevoir une formulation efficace. Les structures les plus pertinentes pour le galéniste sont :
- La cornée : principale voie d’absorption des collyres, elle est avasculaire et composée de couches alternativement hydrophiles et lipophiles
- Le film lacrymal : environ 7 µL au repos, avec un renouvellement de 1 µL/min — ce qui explique l’élimination rapide des collyres
- Le sac conjonctival : sa capacité maximale est d’environ 30 µL (contre 50 µL pour un collyre standard), ce qui entraîne un débordement et donc des pertes de principe actif
- La barrière hémato-oculaire : protège l’œil contre les molécules du sang, mais complique aussi l’accès thérapeutique au segment postérieur
Pourquoi la Biodisponibilité est-elle si Faible ?
Après instillation d’un collyre classique, seulement 1 à 5 % du principe actif atteint les tissus cibles à l’intérieur de l’œil. Le reste est :
- Drainé par le canal naso-lacrymal (absorption systémique possible)
- Dilué par le film lacrymal
- Éliminé par le clignement des paupières
C’est précisément pourquoi la recherche galénique s’est intensifiée pour développer des systèmes à libération prolongée.
IV. Classification des Formes Ophtalmiques
Les formes pharmaceutiques à usage oculaire se divisent en deux grandes catégories :
1. Formes topiques (appliquées à la surface de l’œil) :
- Les collyres (forme principale)
- Les poudres pour collyres à reconstituer
- Les formes semi-solides : pommades et hydrogels
- Les inserts ophtalmiques
2. Formes intraoculaires (injectées ou implantées dans l’œil) :
- Les solutions intraoculaires (injections intravitréennes)
- Les implants intraoculaires
V. Les Collyres : La Forme Ophtalmique de Référence
A. Définition et Classification
Les collyres représentent la forme galénique ophtalmique la plus utilisée, notamment les collyres liquides qui dominent le marché avec près de 20 % de part de marché parmi tous les systèmes de délivrance en 2025.
La Pharmacopée Européenne les définit comme :
« Des solutions ou des suspensions stériles, aqueuses ou huileuses, contenant un ou plusieurs principes actifs et destinés à l’instillation oculaire. »
Ils se déclinent en trois formes :
- Solutions : principe actif entièrement dissous
- Suspensions : principe actif finement dispersé (ex. : corticoïdes peu solubles)
- Émulsions : système biphasique pour actifs lipophiles
B. Les Propriétés Physico-chimiques Essentielles
1. Limpidité et Taille des Particules
Les collyres solutions doivent être parfaitement limpides, sans particules en suspension.
Pour les collyres suspensions, la taille des particules est strictement encadrée :
- Taille moyenne : 25 à 50 µm
- Aucune particule ne doit dépasser le seuil toléré afin d’éviter toute irritation cornéenne
2. pH et Tolérance Oculaire
Le pH du liquide lacrymal est compris entre 7,4 et 7,7. L’ajustement du pH du collyre à cette valeur est souhaitable, mais pas toujours réalisable (instabilité du principe actif, précipitation, etc.).
En pratique, on opte pour un compromis : un pH assurant la stabilité acceptable du médicament tout en étant bien toléré par l’œil. Les agents tampons les plus utilisés sont :
- Tampons phosphates (les plus courants)
- Mélanges acide borique / borate de sodium
- Tampons citrates
L’ajustement final se fait par addition de NaOH ou HCl.
3. Pression Osmotique et Isotonie
Les larmes ont la même pression osmotique qu’une solution de NaCl à 9 ‰ (solution isotonique). Un collyre idéal doit respecter cette isotonie.
L’œil sain peut toutefois tolérer des solutions dont l’osmolalité équivaut à une concentration en NaCl entre 7 et 14 ‰ sans douleur ni larmoiement excessif.
L’ajustement est réalisé par :
- Addition de chlorure de sodium (isotonisant le plus courant)
- En cas d’incompatibilité : utilisation du mannitol
- Des mélanges de sels tampons peuvent ajuster simultanément pH et pression osmotique
4. Stérilité et Conservation Antimicrobienne
La stérilité est une exigence absolue pour toute préparation ophtalmique. Elle garantit la sécurité microbiologique, en particulier vis-à-vis des infections cornéennes qui peuvent conduire à la cécité.
Pour les flacons multidoses (utilisés plusieurs fois avec risque de contamination à chaque ouverture), des conservateurs antimicrobiens sont ajoutés. Ils doivent être :
- Compatibles avec tous les composants
- Inoffensifs pour la cornée et la conjonctive
- Efficaces à faible dose sur toute la durée d’utilisation
Le conservateur le plus utilisé est le chlorure de benzalkonium (BAK) à des concentrations de 0,004 à 0,02 %. C’est un ammonium quaternaire actif sur une large plage de pH.
À noter : Pour les présentations unidoses, les conservateurs ne sont pas obligatoires — et sont même déconseillés pour les patients présentant une intolérance au BAK ou porteurs de lentilles de contact.
C. Formulation : Les Matières Premières
Le Principe Actif
Les principes actifs ophtalmiques couvrent un large spectre thérapeutique :
- Anti-infectieux : antibiotiques (gentamicine, ciprofloxacine), antiviraux (aciclovir), antifongiques
- Anti-inflammatoires : corticoïdes (dexaméthasone), AINS (kétorolac)
- Anti-glaucomateux : bêta-bloquants (timolol), prostaglandines (latanoprost)
- Mydriatiques / myotiques : atropine, pilocarpine
- Larmes artificielles : acide hyaluronique, HPMC
Le Véhicule
La solution aqueuse est la base de la grande majorité des collyres. L’eau purifiée ou stérile constitue le solvant principal.
Pour améliorer la solubilité d’actifs peu hydrosolubles, on peut recourir à :
- Un co-solvant miscible à l’eau : glycérol, propylène glycol
- Une formulation huileuse (huiles végétales injectables) pour les actifs très lipophiles
- Une suspension pour les actifs peu solubles ou pour obtenir un effet retard (libération prolongée)
Les Adjuvants Essentiels
| Adjuvant | Rôle | Exemples |
|---|---|---|
| Isotonisants | Ajustement pression osmotique | NaCl, mannitol |
| Tampons | Ajustement pH | Phosphates, borates, citrates |
| Conservateurs antimicrobiens | Prévention contamination | Chlorure de benzalkonium |
| Antioxydants | Protection des actifs oxydables | Métabisulfite de sodium |
| Tensioactifs | Solubilisation, dispersion | Polysorbate 80, poloxamères |
| Agents viscosifiants | Temps de résidence, LP | HPMC, carbomère, acide hyaluronique |
Les agents viscosifiants méritent une attention particulière : en augmentant la viscosité du collyre, ils réduisent la vitesse d’élimination lacrymale, prolongent le temps de contact avec la cornée et améliorent ainsi la biodisponibilité. Ils servent aussi de larmes artificielles dans le traitement de la sécheresse oculaire.
D. Fabrication des Collyres
La préparation suit un procédé rigoureux en plusieurs étapes :
- Dissolution ou mélange des matières premières dans l’ordre défini
- Filtration clarifiante pour éliminer les particules
- Filtration stérilisante (membrane 0,22 µm) si la chaleur est contre-indiquée
- Remplissage et fermeture des contenants, idéalement sous atmosphère de gaz inerte
- Stérilisation finale par chaleur humide (autoclave) si le principe actif le permet
Règle d’or : Si la stérilisation terminale est impossible (instabilité thermique), on réalise un conditionnement aseptique en zone stérile (classe A/ISO 5), avec filtration stérilisante séparée du contenu et du contenant.
E. Conditionnement des Collyres
Deux types de conditionnements existent :
Flacons multidoses :
- En verre blanc avec tétine plastique (surtout en pharmacie hospitalière)
- En plastique (polyéthylène ou polypropylène), présentés en 3 pièces : flacon + stilligoutte + bouchon
- Contenance habituelle : 3 à 5 mL pour un traitement de quelques jours
Ampoules unidoses :
- En verre ou plastique
- Utilisées quand le risque infectieux est élevé (post-chirurgie) ou en cas d’allergie aux conservateurs
- Sans conservateur antimicrobien
F. Contrôles Qualité des Collyres
Avant libération, chaque lot de collyre est soumis à des essais réglementaires :
- Essai de limpidité (solutions)
- Essai de stérilité
- Mesure du pH
- Abaissement cryoscopique (osmolalité)
- Mesure de la viscosité (suspensions et collyres visqueux)
VI. Les Poudres pour Collyres à Reconstituer
Ces formes sont des préparations sèches stériles à dissoudre ou disperser extemporanément dans un solvant approprié juste avant l’administration.
Elles se justifient lorsque le principe actif est chimiquement instable en solution : en phase sèche, la dégradation est ralentie et la durée de conservation allongée.
Après reconstitution, la préparation doit satisfaire à toutes les exigences des collyres classiques.
Un exemple courant est le lyophilisat ophtalmique : le principe actif est lyophilisé dans un flacon, et le solvant stérile est fourni séparément.
VII. Les Préparations Semi-Solides Ophtalmiques
A. Définition
Selon la Pharmacopée Européenne :
« Préparations semi-solides, stériles, destinées à être appliquées sur les conjonctives. Elles contiennent une ou plusieurs substances médicamenteuses dissoutes ou dispersées dans un excipient approprié et présentent un aspect homogène. »
B. Avantages des Formes Semi-Solides
Les pommades et gels ophtalmiques offrent plusieurs avantages cliniques importants :
- Temps de contact prolongé avec la conjonctive et la cornée
- Libération prolongée du principe actif (effet dépôt)
- Réduction de la fréquence d’administration → meilleure observance du patient
- Particulièrement indiquées pour les traitements nocturnes (en raison du trouble visuel transitoire qu’elles engendrent)
C. Pommades Ophtalmiques
Les excipients classiques sont :
- Vaseline et huile de vaseline (base anhydre lipophile)
- Polyéthylèneglycols (PEG) : plus hydrosolubles, permettent une libération plus rapide
- Émulsions E/H ou H/E suffisamment fluides pour un étalement facile et non irritant
La préparation se réalise dans des mélangeurs en conditions d’asepsie stricte.
Conditionnement : Tubes flexibles en aluminium vernis intérieurement ou en matière plastique, munis d’une canule ophtalmique, contenant au plus 5 g de produit.
D. Hydrogels Ophtalmiques
Les hydrogels utilisent des polymères hydrophiles (ex. : carbomère / Carbopol®, acide polyacrylique) pour augmenter la viscosité et prolonger le temps de contact avec la cornée.
Utilisations principales :
- Systèmes à libération prolongée d’actifs médicamenteux
- Larmes artificielles à usage lubrifiant pur (traitement de la sécheresse oculaire chronique)
VIII. Les Inserts Ophtalmiques
A. Définition et Principe
Les inserts ophtalmiques sont des préparations solides ou semi-solides placées dans le cul-de-sac conjonctival inférieur. Ils sont composés d’un véhicule polymérique qui libère progressivement le principe actif sur une durée déterminée, en contact avec le liquide lacrymal.
B. Avantages et Inconvénients
Avantages :
- Dosage précis et reproductible du principe actif
- Absence de conservateurs antimicrobiens
- Stabilité accrue (forme solide anhydre)
- Libération prolongée → meilleure observance
Inconvénient principal :
- Sensation de corps étranger inévitable, source d’inconfort pour le patient et parfois cause d’abandon du traitement
C. Classification des Inserts
Trois grandes catégories existent selon leur comportement dans l’œil :
- Inserts insolubles : à base de dérivés de l’acide métacrylique ; la membrane de diffusion contrôle la libération du PA (système réservoir)
- Inserts solubles : à base de dérivés cellulosiques, collagène, acide hyaluronique, alcool polyvinylique (PVA), polyvinylpyrrolidone (PVP) — ils se dissolvent progressivement dans les larmes
- Inserts biodégradables : à base de gélatine ou de polymères biodégradables ; ils se dégradent in situ sans nécessiter de retrait
Exemple clinique : DEXTENZA® (dexaméthasone), insert intracanaliculaire approuvé par la FDA, libère le corticoïde de manière contrôlée pendant 30 jours après une chirurgie oculaire.
IX. Les Formes Intraoculaires
A. Les Solutions Intraoculaires (Injections Intravitréennes)
Définition et Intérêt
L’injection intravitréenne (IVT) consiste à administrer directement un principe actif dans le corps vitré de l’œil. Cette voie contourne toutes les barrières anatomiques et permet d’atteindre des concentrations thérapeutiques élevées dans le segment postérieur (rétine, choroïde).
Elle est indiquée pour :
- Les anti-VEGF (traitement de la DMLA, du diabète oculaire)
- Les antibiotiques et antiviraux en cas d’endophtalmie
- Les corticoïdes pour l’œdème maculaire
- Les agents anti-métaboliques
Le segment intravitréen est la catégorie à la plus forte croissance, avec un CAGR attendu de 8,37 % jusqu’en 2030, porté par l’augmentation des rétinopathies et des biologiques injectables.
Exemples de Médicaments Commercialisés
- RANIBIZUMAB (Lucentis®) : anticorps anti-VEGF, traitement de référence de la DMLA exsudative
- AFLIBERCEPT (Eylea® / Eylea HD®) : anti-VEGF avec intervalle de traitement jusqu’à 16 semaines grâce à sa formulation haute concentration approuvée en 2023
B. Les Implants Intraoculaires
Les implants intraoculaires ont été développés pour prolonger la durée d’action des molécules actives au site d’injection et réduire leur toxicité liée aux injections répétées.
Implants Biodégradables
Ils se résorbent progressivement in vivo ; aucun retrait chirurgical n’est nécessaire.
- Indiqués pour des traitements de courte à moyenne durée (semaines à quelques mois)
- Exemple : Posurdex® (ozurdex®) — implant de déxaméthasone indiqué dans l’œdème maculaire diabétique et les occlusions veineuses rétiniennes
Implants Non Biodégradables
Ils restent en place et libèrent le principe actif sur une très longue durée.
- Indiqués pour des traitements chroniques (plusieurs années)
- Nécessitent une extraction chirurgicale en fin de traitement
- Exemple : Vitrasert® — implant de ganciclovir indiqué dans la rétinite à cytomégalovirus chez les patients immunodéprimés
Tendance actuelle : La recherche se concentre sur les implants biodégradables à base de polymères PLGA (acide polylactique-co-glycolique), qui combinent longue durée d’action et élimination naturelle sans chirurgie de retrait.
X. Innovations et Perspectives en Galénique Ophtalmique
Le secteur de la pharmacie ophtalmique est en pleine transformation. Plusieurs technologies d’avenir sont en cours de développement :
- Nanoparticules et nanotechnologies : améliorent la biodisponibilité des collyres en réduisant le drainage lacrymal et en augmentant la pénétration cornéenne
- Lentilles de contact médicamentées : délivrent le principe actif directement au contact de la cornée, en continu
- Systèmes in situ gélifiants : instillés sous forme liquide, ils se solidifient au contact de l’œil (changement de pH, température ou force ionique) pour libérer progressivement l’actif
- Impression 3D (bioprinting) : prometteuse pour la fabrication personnalisée d’inserts et d’implants à géométrie et libération contrôlées
- Thérapie génique oculaire : administration de vecteurs viraux directement dans l’œil pour traiter des maladies rétiniennes héréditaires
Conclusion : Synthèse et Points Clés à Retenir
La voie oculaire impose des contraintes galéniques exceptionnelles : stérilité absolue, tolérance, isotonie, pH adapté et biodisponibilité maximisée malgré les barrières anatomiques de l’œil.
Les formes pharmaceutiques destinées à cette voie forment un continuum, du plus simple au plus sophistiqué :
| Forme | Durée d’action | Indication type |
|---|---|---|
| Collyre solution | Courte (minutes) | Infection, allergie aiguë |
| Collyre suspension | Courte à moyenne | Corticoïdes, antibiotiques |
| Pommade ophtalmique | Moyenne (heures) | Traitement nocturne, ulcère |
| Hydrogel / larmes artificielles | Moyenne | Sécheresse oculaire |
| Insert ophtalmique | Longue (jours) | Glaucome, traitement post-op |
| Injection intravitréenne | Semaines à mois | DMLA, œdème maculaire |
| Implant biodégradable | Mois | Inflammation chronique |
| Implant non biodégradable | Années | Rétinite à CMV, maladies chroniques |
Maîtriser ces formes galéniques, leurs contraintes de formulation et leurs procédés de fabrication est indispensable pour tout pharmacien impliqué en officine, à l’hôpital ou dans l’industrie pharmaceutique.